I love it from behind ! (Kôyû Ohara – 1981)

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100, c’est le chiffre que Mimei s’est donné d’atteindre durant son séjour à Tokyo avant qu’elle retourne dans sa province pour se marier. Cent quoi ? Ceci :

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Oui, une magnifique collection de vits imprimés à l’encre de Chine en souvenir de ses conquêtes masculines. Et, qu’on se le dise, le titre est bien trompeur car Mimei ne semble pas vraiment avoir de préférences en matière de gymnastique de chambre, experte qu’elle est dans cet art.

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Voyons, qui vais-je donc choisir aujourd’hui ?

Pendant ce temps, son amie chez qui elle loge, Rei, entretient une relation saphique avec sa colocataire, Masumi, et s’amuse elle aussi à collectionner des hommes mais pour une autre raison. Traumatisée par un collègue de travail qui lui avait fait subir un mauvais trip SM, elle est devenue lesbienne. Afin de se venger, elle s’amuse à séduire des hommes, à les endormir et, une fois qu’ils sont bien attachés, à leur raser le pubis au coupe-chou et à leur enfoncer un gode avec une formule magique :

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Châtiment qui irrémédiablement ne donne plus envie aux malheureux de toucher la moindre femme.

On le voit, I love it from behind ! (allusion au châtiment infligé par Rei ? Dans ce cas l’écran-titre est lui aussi trompeur) fait partie de ces roman porno qui donnent une image un tantinet déviante des homosexuels. Dans ces films, l’homosexualité est forcément un mal qui a son origine dans un lointain traumatisme (1) plutôt qu’une orientation naturelle et assumée. Ce cliché bien naze mis à part – et à placer dans le contexte des mentalités de l’époque – il faut reconnaît à I love it d’être une comédie plutôt amusante et tenant bien ses 65 minutes, les scènes dénudées alternant efficacement avec celles où les trois femmes discutent de leur hobby ou partent à la chasse aux mâles (Ah ! le hobby de la jeune Masumi est différent puisqu’il s’agit de faire des expériences sur elle-même avec des objets longs et de taille conséquente). Le morceau de bravoure viendra évidemment de l’ultime trophée de Mimei, le centième bonhomme de sa collection qui s’avérera être un marathonien du sexe capable de maîtriser son orgasme à volonté. Le partie de jambes en l’air sera évidemment conçue comme un grandiose duel qui jouera sur une grande variété des postures mais aussi une durée hallucinante qui donnera lieu à des moments croquignolets :

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Terminons en évoquant le physique bien agréable de Junko Asahina qui, dans premier rôle d’actrice principale dans un roman porno de la nikkatsu, allait faire grincer quelques dents. En effet issue de la fameuse troupe de Takarazuka, la compagnie ne voyait guère d’un bon œil qu’une de ses illustres sociétaires se fasse débaucher par la Nikkatsu pour commettre de tels films. Malgré les menaces de poursuites en justice, cela n’empêcha pas la belle de poursuivre sa collaboration avec le studio pour une dizaine de films du même acabite. Roman porno rules !

6.5/10

DVD disponible chez Impulse avec des sous-titres anglais.

(1) Ou à la rigueur un choix pour faire du fric, comme l’un des amis de Mimei, patron d’un bar gay mais lui avouant que son rôle de mama san est bidon, juste là pour attirer le chaland.

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4 Commentaires

  1. Ma foi, un bien joli hobby et passe-temps que ces collectionneuses en action… je note.

    • Non, la bijin se laisse le mois pour finir sa série. Du reste pas de choses crades à la Clerks. Bon, certes, quand les engins sont passés à l’encre de Chine juste avant de faire leur affaire, elle pisse un peu noir quand elle va aux toilettes, mais c’est tout. Au moins pas de « snow ball » à déplorer.

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