(The DC Archives) Omelette norvégienne à la sauce bijin du chef : Petter Hegre à Tokyo


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Bon, deux ans après, l’eau a quelque peu coulé sur les ponts et je dois dire que j’en suis un peu revenu du père Hegre. Trop mécanique, trop artificiel dans sa variété, trop industriel. Mais comme cela faisait un bout de temps que je n’avais pas sorti un article en rapport avec la photographie, je ressors celui-ci en espérant que voir Maria Ozawa nue n’offusquera personne.


(article paru sur Drink Cold le 20 janvier 2011)

Maria Ozawa

Meilleurs vœux les mecs !

Allez, c’est parti pour le premier article de l’année pour bibi. Et pour bien commencer, j’ai décidé de poster un article relativement sérieux.

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Oui mais attendez, un article cul quand même, hein !

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Olrik toujours… PRÊT !

Et quel cul mes aïeux ! Je crois que vous en conviendrez aisément. Avouez que votre petit cœur s’est tout de suite mis à palpiter lorsque vous avez découvert cette belle photo en tête de gondole de votre site préféré. Et pourtant, il vous est bien connu ce derrière, ne niez pas, vous l’avez maintes et maintes fois admiré dans votre collection d’AV, et  je gage qu’il vous a coûté plusieurs chopines de liquide corporel. Ah ! Maria Ozawa, c’est tout de même quelque chose hein !

Oui mais voilà : le cul de Maria n’est pas ici celui que vous croyez.Habituellement filmé ou photographié  par le tout-venant de l’industrie erotico-porno japonaise, il a eu la chance décembre dernier d’attirer l’intérêt d’un photographe gaijin, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du norvégien Petter Hegre :

Petter Hegre

Si j’étais un malappris, je légenderais celle-ci « Gulliver et Lillipute ». Mais que voulez-vous, on est Olrik ou on ne l’est pas.

Après Christina Lindberg et Ingwie Malmsteem, retour donc aux pays des vikings avec ce vigoureux gaillard de 41 ans qui, depuis 2000, n’a eu de cesse de s’imposer comme l’un des plus importants photographes de nu de sa génération. Tout commence en 1989, année du début de sa formation au  Brooks Institute of Photography de Santa Barbara, en Californie. C’est bien ça Petter ?

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Ouais, mais tu vois pas que je suis occupé là ?

Oups, sorry mec, j’avais pas vu que t’étais en train de rendre hommage à madame (Luba Shumeyko, son principal modèle, son égérie, son épouse, bref la femme de sa vie). Excuse hein ! Continue Pete, je me débrouillerai sans ton aide. Euh… C’est dans la boîte ? Le petit oiseau va sortir ? Bon d’accord, je vous laisse.

A la fin de ses études, il quitte la Californie pour New York où il devient l’assistant de Richard Avedon, le grand portraitiste américain. En 1992, retour aux bercailles, Petter fonde son propre studio en Norvège à Stavanger, sa ville natale. Moment décisif, jusque là étudiant ou simple assistant, c’est en prenant lui-même des décisions l’appareil à la main qu’il pige que la photographie sera sa destinée, particulièrement la photographie de nu, domaine où il montre un talent certain.

Très vite apparaît la « patte » Hegre. C’est à chaque fois le même procédé, ticket gagnant, absolument imparable mais qui amène les mauvaises langues à lui reprocher une sorte de systématisation esthétique dans son travail pour le moins lucrative : un modèle, un décor  souvent limité à une simple tenture, quelques dizaines de clichés dans toutes les positions et on recommence avec un autre.  Recette vieille comme le caleçon que je porte actuellement mais particulièrement bankable avec le savoir-faire d’Hegre (qui pique d’ailleurs de plus en plus de lecteurs à Playboy). Les filles présentent toutes plus ou moins la même morphologie. Si la taille et la poitrine offrent des variations, elles ont  en commun une gracilité élégante sans tomber dans l’anorexie la plus débandante. En effet, pas de poignées d’amour dans les photos du Norvégien : seule l’intéresse la perfection (enfin, « sa » vision de la perfection). C’est d’ailleurs une obsession chez lui que cette quête de la femme parfaite : tout en reconnaissant que l’Europe de l’est est une sorte de paradis terrestre de par la profusion de femmes correspondant à son idéal, il n’a de cesse de vadrouiller aux quatre coins du globe pour dénicher d’autres spécimens pouvant repousser les limites de ce qu’il peut imaginer en matière de perfection plastique. C’est bien ça, hein Petter ? Combien de voyages par an déjà ?

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20 ! Mais putain lâche-moi la grappe ! Tu vois pas qu’elle est occupée ?

C’est une sorte de continuel Graal pour trouver l’ultimate bijin. Il en est à 200 modèles pour l’instant et c’est évidemment loin d’être fini. On pourrait croire que l’on tourne un peu en rond dans la production d’Hegre, et surtout qu’avec de tels modèles, son mérite n’en est que plus limité.  Magnifier des corps plus ordinaires serait une gageure intéressante à relever mais il n’est pas dit qu’elle l’intéresse. Et puis, on ne saurait nier une qualité au bougre, celle de parfaitement mettre en scène, et partant mettre en valeur le corps de son sujet. Sa science de la lumière notamment lui permet de magnifier de façon imparable le corps de ses modèles, qu’ils soient petits, grands, bruns, blonds, roux, blancs, jaunes, noirs ou à roulettes.

Depuis 2002, date de la création de son site, Hegre a dû aligner pas loin de 2000 séances de shooting. Et si l’on observe parfois une redite inévitable, il faut reconnaître que le Norvégien arrive encore à trouver de nouvelles formes originales, notamment dues à son goût de l’intimité sans compromis. Hegre se veut en effet un chasseur de sacré, de moments personnels. Ainsi, photographier une nana en train de retirer son tampon ne l’effrayera  pas.  Le sexy n’est qu’une étape : le but à atteindre est créer une sorte de radiation sensuelle autour du sujet.

Ajoutons qu’accessoirement, Hegre révolutionna aussi les techniques de con-chiliculture :

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Tout cela est bien joli mais il manquait une pierre pour compléter l’édifice Hegréen : les Japonaises. Il existait bien parmi ses modèles une certaine Yoko (déjà rencontrée en ces pages, souvenez-vous) mais, renseignements pris, il s’agissait d’une vietnamienne. Pas de ça Lisette Pete ! Ici on a une sainte horreur des tromperies sur la marchandise ! Mais bon sang de bois ! Qu’est-ce qui t’a donc pris ?

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HAN ! HAN ! Ta… HAN ! gueule !…

Bref, la lacune devait être comblée au mois de décembre dernier puisque notre viking érotomane, de son propre aveu attiré depuis longue chatte date par les pinkus et les animes H, s’est rendu à Tokyo pour un séjour de 9 jours et afin d’ajouter à sa collection d’Ultimate bijins rien moins que onze, oui ONZE modèles garantis 100% japanisthanaises. Parmi elles, Maria Ozawa donc, mais surtout de jeunes femmes beaucoup moins connues telles que Lulu, Konata (fille sublime qu’il avait en fait déjà rencontrée et qu’il n’a pas fini de photographier), Rie, Mayuko et Miri, une authentique infirmière :

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Inutile de dire que le Doktor Olrik a déjà fait une tentative d’embauche pour son cabinet de gynécologie.

Avant de voir un peu plus en détail le résultat, un mot sur le séjour. Après 12 ans à vadrouiller à travers le monde, on aurait pu croire que ces nouveaux shootings allaient passer comme papa dans maman. Malheureusement, mais là je ne vous apprends rien, c’était sans compter sur cette autre dimension qu’est le Japon. Pourtant, on ne peut pas reprocher à Hegre d’avoir préparé à la va-vite son séjour.Tout avait été planifié de longue date : budget conséquent pour le séjour, associé qui avait plusieurs mois auparavant battu la campagne pour trouver des contacts (photographes, agents de modèles…), sans compter ce nom d’Hegre qui aurait dû agir comme un sésame permettant d’entrer dans la caverne des moniches bridées. Le grand blond avait même supervisé  via internet les fiches d’une centaine de modèle afin de faire son choix. Malheureusement, à son arrivée la déconvenue fut de taille :

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… à la place des sculpturales bijins aux grands yeux et au sourire angélique, il dut faire face à des « truies pygmées » (l’expression est de lui, n’oubliez pas que du sang viking coule dans ses veines, il peut donc être parfois un peu rude dans son langage) : petits gabarits, jambes arquées, gros jambons. Par Odin ! On s’était foutu de lui !

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Vraisemblablement une « Pygmy Hogs »

Bien roulé dans la farine de soja le père Hegre, et ce à cause d’agents malhonnêtes et qui eurent le don, par leur présence envahissante, leur arrogance, le mot « dollar » à chaque coin de phrase, leurs chapeaux ridicules et une non moins grotesque tenue, quelque part entre le golden boy et la petite caille façon hip hop, d’exaspérer davantage Hegre sensei.

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« T’as vu Pete ?

– Quoi donc ?

– C’est tout le pognon qu’on a filé à ces agents qui nous ont enfilés. Il ne nous reste plus que ça comme fric.

– Putain ! J’vais m’les faire ! »

Le lendemain de ce premier casting catastrophique, les good vibes revinrent. La nuit fut réparatrice et les deux douzaines de gari gari pour se calmer firent leur effet chez le fougueux Norvégien. Mieux : Hegre retrouva  d’agréable sensations lors des premiers shootings avec Konata et une newbie, Chiaki. La séance consistait dans la matinée à photographier un échange de câlins humides entre les deux filles. Hegre raconte que lors ce genre de scène, surtout lorsqu’il y a une novice, il peut arriver que cette dernière lâche les soupapes et en oublie l’entourage pour laisser ses doigts jouer pour de vrai de la flûte à deux trous. Si l’on en croit le Norvégien, il n’y avait pas que son objectif qui était dressé !

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On veut bien le croire.

Belle journée donc que ce deuxième jour au Japon. Et ce n’était pas fini, car il faut savoir ici (exclu 100% Drink Cold !) qu’après ce genre de montée d’adrénaline, c’est tout naturellement qu’Hegre a coutume de se transformer en…

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THOR !


Alors possédé de désir pour son modèle, il compense son envie de jouer de la veuve cliquot en jouant frénétiquement du shutter et en se mettant à enchaîner à tire-larigot les shootings avec la fille. Le monde n’existe plus à part lui et la fille, et mieux vaut ne pas l’emmerder dans ces moments-là. Pas de pause café ou de pause clope, c’est hors de question, a fortiori quand on a bêtement gâché la veille une journée à Tokyo.

Avec de tels super pouvoirs, il ne fallait donc pas s’étonner de voir les deux filles craquer nerveusement et se mettre à chialer façon shôjo à la fin de la journée. Cerise sur le gâteau : les chimpira du showbize qui leur servaient d’agents, quoique furieux envers la méthode d’Hegre qu’ils qualifièrent d’ « agressive  » (les sots !), eurent l’intelligence de ne pas trop la ramener devant ses biceps. La vengeance était consommée et elle pourrait se résumer en ces mots « DON’T FUCK WITH PETTER ! » . Enfin… la formule ne vaut pas pour Luba bien sûr !

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LUBA – C’est malin ça. Pauv’ naze va !

PETTER – Ha ! Ha ! « sauf pour Luba », très bon ça !

Bon, je ne vais pas faire la suite des journées, cela a moins d’intérêt puisque tout a nettement mieux fini que cela n’avait commencé. Apparemment, Hegre garde un bon souvenir de son séjour tokyoïte même s’il reste stupéfait et un chouïa amer quant au début catastrophique. Pas de réelles explications : Est-ce son agent envoyé au Japon qui a foiré ? Ou le petit monde japonais de l’industrie erotico-pornographique  est-il un poil trop fermé à l’extérieur ? Hegre penche plutôt pour la deuxième hypothèse. Je n’ai pas de réponse personnelle, et à vrai dire je m’en fous.

Bon, parlons plutôt des photos. Le résultat de ces séances de shooting est en cours de publication, une bonne dizaine ayant été déjà affichées sur son site. Comme d’habitude, le résultat est excellent et finalement à la hauteur des attentes. Et on a beau avoir vu quantité de photos, nus ou en bikinis, de nos idoles aux yeux en amandes dans des webzines tels que GraphisBombTV et autres Bejean online, on est loin de tomber dans une sensation de déjà-vu, en fait c’est tout le contraire. Déjà, à la base, on ne saurait nier aux revues précitées un savoir-faire indéniable dans l’art de mettre en valeur le corps féminin et faire saliver le mâle. Longue tradition des photobooks de charme au Japon, tradition qui a notamment été perpétrée par l’immense Kishin Shinoyama (pour n’en citer qu’un).

Shinoyama

« Immense » ? c’est trop d’honneur !

Reste que les photos d’Hegre ont un petit quelque chose en plus (ou de différent) qui permet de faire avancer le schmilblick de la photo de nu au Japon. Comme toujours, on retrouve ce goût du modèle au corps « parfait », du moins selon les goût d’Hegre, fin sans être maigre, pulpeux mais légèrement, sans loucher du côté gros melons and co. Toujours aussi cette élasticité propres aux modèles d’Hegre et cette façon d’offrir sans retenue les moindres recoins de leur anatomie :

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Oh la la Lulu !

Avec quelquefois des morceaux de bravoure comme la couverture du numéro du 15 décembre :

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Toujours faire attention aux oursins sur la plage.

Mais à cela s’ajoute une volonté d’ajouter des ingrédients « couleurs locales », des stéréotypes japonais mais qui, conjugués à l’imagination d’Hegre et aux capacités de son matériel (j’y reviendrai), confèrent aux photos une aura exotique personnelle, originale et débordante de sensualité. On retrouve ainsi le motif du sushi :

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Avec évidemment le jeu purement graphique que cela permet :

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Mais aussi le motif du yukata, ici ancré dans un intérieur asiatique :

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Photo prise dans la chambre chinoise d’un love hotel de Shibuya.

Le shibari :

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L’uniforme de lycéenne :

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Avec un Mickey à l’arrière-plan qui a l’air de bien se régaler.

Et bien sûr la geisha :

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Cette dernière est l’occasion de préciser une chose. Peut-être vous dites-vous que l’objectif est un peu loin du sujet et que l’on ne profite pas assez de certains détails, notamment du maquillage, des aréoles, du nombril et du 5ème poil pubien en partant de la droite. Il faut savoir que mes exemples ne rendent que pauvrement justice au travail d’Hegre puisque si j’avais posté l’image à la taille d’origine, voici ce que vous auriez vu :

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BOUM !

Explication : depuis septembre dernier, Hegre est l’heureux propriétaire du dernier Phase One 645DF P65+ :

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Une qualité astronomique pour un prix qui ne l’est pas moins.

60 millions de pixels. Résultat : des photos de 8984 pixels sur 6732. Est-ce bien raisonnable quand on sait que la plupart des ebooks de charme optent pour le millier de pixels et dépassent rarement 2000 ? Cette escalade peut sembler un peu vaine et pourtant, elle a le mérite d’offrir une expérience que le photobook sur papier traditionnel serait bien incapable de proposer. On a réellement l’impression de partir à l’assaut d’un corps, de l’explorer, d’être au plus près du moindre grain de peau et du moindre poil (même les stries d’un vêtement peuvent apparaître !). Evidemment, dit comme cela, ça fait tout de suite  fétichiste mais c’est réellement une expérience nouvelle et finalement cohérente par rapport à la soif de perfection d’Hegre. Perfection d’un ensemble mais aussi perfection des détails constitutifs de l’ensemble. Au portrait de plain pied succèdent une multitude de plans de type macro. On erre, on explore et, pour les meilleures d’entre elles, on est surpris de voir combien certaines photos semblent receler en elles des compositions susceptibles de faire une photo à part entière. La photographie, de fixe devient mouvement, de simple objet à admirer se fait objet à explorer. Cela fait un peu cliché, mais il y a une forme d’interactivité dans le choix de ce format hors norme.

Et comme cela ne suffisait pas, il faut savoir que chaque shooting se décline sur une cinquantaine de clichés (parfois plus d’une centaine). Rien d’extraordinaire à cela, les photographes pro ayant l’habitude de mitrailler à tout va pour ne pas rater LA photo. Sauf que là, pas de tri chez Hegre. Lorsque l’on paye pour voir sa revue numérique, c’est non pas pour zyeuter le Maestro’s choice mais pour s’enquiller toutes les prises du shooting :

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Avec parfois assez peu de variation d’un cliché à l’autre. On en vient à soupçonner Hegre d’être un brin paresseux voire même à faire dans le foutage de gueule. Mais, une fois encore, c’est cohérent. On peut y voir d’abord l’envie d’en donner au client pour son argent et de lui offrir la possibilité de choisir SA photo. Mais perso, j’y vois encore une fois cette sacro-sainte perfection : perfections du modèle, du maquillage, de la composition, de l’arrière-plan, du coup chaque composition, chaque attitude, chaque moment de la mise à nu du modèle semble pouvoir prétendre à être justement LA photo. Le corps est comme mis à l’épreuve du shooting, il est exploré et trituré dans les moindres positions pour en expurger toute la fascination érotique. Tenez, il y a parfois un peu du bonsaï chez les belles du Norvégien :

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À l’exploration spatiale du corps sur une de ces gigantesques photos succède donc une autre exploration de ce corps, mais cette fois-ci dans le temps. D’ailleurs, petite parenthèse, signalons ici que cette tentation de l’image en mouvement se retrouve dans les vidéos HD qu’Hegre filme  lors d’un shooting. Tenez, par exemple :

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Bientôt à la Géode !

Pendant 49 minutes, le petit-fils de Laurent Gbagbo se fait malaxer, suçoter, lécher, pelotter, customiser, melonniser et branlotter par une Konata qui relègue ses consœurs du monde de l’AV à de viles gougnafières sans classe aucune. On est ici dans l’ultra réalisme le plus fascinant, et l’identification joue à plein. C’est bien simple, à un moment, quand Konata touche de son index la couille droite du mec, j’ai cru que c’était la mienne qui allait exploser ! Une version érotique du Hokuto Shinken en quelque sorte…

Pour revenir à ces photos décomposées, ajoutons juste que cela permet parfois de jolis effets, comme par exemple cette dissolution progressive du maquillage de Lulu sous la douche :

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Comment ça je suis tout jouasse avec mes morphings ? Comment ça je vous pompe votre bande passante ? Et l’air, vous avez fini de me le pomper, vous ?

Bon, n’allez pas non plus m’imaginer à passer une demi-heure, la bave pendante et la larme au zob à farfouiller les moindres recoins d’une poignée de clichés. Mais je pense réellement que l’originalité de l’art d’Hegre a à voir avec ces deux dimensions, au-delà bien sûr de son goût personnel en matière de modèles et de mises en situation.  Euh… oui Petter ? T’as l’air d’avoir chaud.

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Tu parles ! Bon, j’ai fini, c’était quoi ta question ?

T’en fais pas Pete, j’ai géré tout seul comme un grand, tu peux aller te rhabiller, merci. D’ailleurs, j’ai presque terminé.

Pour conclure donc, le séjour d’Hergre à Tokyo est donc IMHO une réussite sur le plan artistique, réussite qui ajoute une variété certaine dans une œuvre qui peut à tout moment tomber dans la redite. Et le meilleur est que ce n’est pas fini puisque sur les 11 modèles évoqués, 8 ont été révélés. Il en reste donc trois à admirer. Surtout, j’attends dans la plus grande fébrilité (c’est tout juste si j’en rêve pas la nuit) la série d’où a été extraite cette incroyable photo :

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C’est vrai quoi ! un onsen avec un dragon pareil, ça ne se voit pas tous les jours !

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