Bijin kitanesque de la semaine (34) : Aya Kokumai

Aya kokumai

Il n’aura échappé à personne que je m’inflige pas mal de rails de Kitano en ce moment. « M’inflige » est un bien grand mot tant cela est un réel plaisir. Et ce n’est pas fini puisque à côté des films du maître j’évoquerai bientôt un chouette bouquin, un chouette jeu et, à partir d’aujourd’hui, de chouettes bijins ayant croisé la route du maître. Des bijins encore dans le showbiz ou des bijins oubliées, mais toutes des bijins témoignant du bon goût en la matière du père Kitano. Témoin son émission qui montre qu’à 69 berges on a plus que jamais besoin de se sentir entouré de petites mousmés en soubrette :

https://www.youtube.com/watch?v=Z3HZbtIojKw

Si Kitano n’aime pas les jeunes, on devine aisément que son courroux est moindre quand les jeunes en question ont certaines courbes pas désagréables. Bref, le temps de quelques numéros, je transforme ma mythique série des « bijins de la semaine » en « bijins kitanesques de la semaine ». Et pour ouvrir le bal, honneur à la délicieuse Aya Kokumai aperçue dans Sonatine et… et… ben dans pas grand-chose. Depuis 1994, alors qu’elle n’était âgée que de 23 ans, Aya chan a complètement disparu des radars, avec juste une exception – notable, nous verrons cela – en 1999. Mais depuis, plus rien. Gageons qu’on verra un de ces jours une photo prise récemment où la pauvrette apparaîtra en train de faire ce marché dans le convini du coin comme Momoe Yamaguchi après sa ménopause :

 momoe yamaguchi

Que soit mille fois maudit l’enc l’enflure qui a pris cette photo !

Nous ferons malgré tout avec. Et après tout, il y a de quoi picorer un peu. Ça n’a pas toujours évident de dénicher les perles dans laquelle notre bijin de la semaine est apparue mais enfin, quand il s’agit de trouver d’improbables machins, vous pouvez me faire confiance, d’autant que maintenant que j’ai à disposition Yoko chan pour gérer les archives, il m’est bien plus aisé de mettre la fin sur de vieux faits d’armes, comme par exemple ce premier photobook paru en 1992 :

aya kokumai 1

… dans lequel on retrouve ces mirettes et cette poitrine avenante qui m’avaient fait fondre au visionnage de Sonatine :

Dans la même année, Aya fait coup d’ouble puisqu’elle lance aussi sa carrière au cinéma avec Kiriko :

Kiriko

Qu’est-ce que c’est que ce Kiriko ? Ben, disons que c’est un peu comme Kirikou sauf qu’il n’y a pas de savane, ni de tribus africaines ou de sorcières mais plutôt des yakuzas et une femme aveugle en mini-jupe (ou à poil) qui les affronte au katana. C’est mal foutu, Z à souhait mais le spectacle est assez croquignol pour en redemander. Ça tombe bien, il existe un Kiriko 2 mais dans lequel Aya chan n’apparaît pas. Dans le premier opus, elle y joue la petite-fille d’un vieillard mal en point qui a maille à partir avec des yaks. Comme pour Sonatine, Aya y est sémillante à souhait et suffisamment sexy pour inciter le spectateur à regarder le film jusqu’au bout :

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Quand un direct-to-video présente de tels bonbons, il m’est toujours difficile de refuser.

Car n’oublions pas que nous sommes dans de l’exploitation pur jus et qu’évidemment, le spectateur en voyant un décolleté aussi prometteur se dit qu’il va forcément arriver un moment où la bijin va passer à la casserole. Ça ne rate pas avec une horrible séance de viol collectif dans laquelle un des malotrus, après lui faire une vilaine grimace, lui inflige un horrible combo de coups de boule :

kiriko-gif

 Pas de crainte à avoir : la violence insoutenable est en fait dégoupillée par les bruitages qui rappellent irrésistiblement Charles Ingalls en train de défoncer un gros rondin à coups de hache. On rigole bien donc, et on n’est pas trop inquiet puisque l’on sait bien que dame Kiriko va débouler pour lui prêter main forte. Entretemps le spectateur qui aime à voir les nénés d’actrices aura eu le temps de s’en mettre encore un peu plein les mirettes:

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En somme un bon petit film, avec une ambiance policière sophistiquée truffée de bien étranges indices :

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– Bye Jove Holmes ! À qui donc appartient cette paire généreuse ?

– Elémentaire mon cher Watson ! Pour le savoir, allons donc le demander à l’ami Olrik !

On est un peu triste du sort du personnage d’Aya à la fin mais on se consolera rapidement en se matant Sonatine donc, film qui suit sans transition la petite bouse sympathique qu’est Kiriko.

sonatine-gif2

Pour rappel, Aya dans Sonatine.

Dans la foulée, et sans doute parce que son duo avec Kitano fonctionnait bien, elle refit équipe avec lui la même année dans Kyoso Tanjo de Toshihiro Tenma :

Kyoso Tanjo

Petite comédie satirique que je n’ai pas encore vue sur le thème des cultes religieux :

1993 constitue donc un pic brutal dans sa carrière, on en profite car la suite va être moins glorieuse. On aurait pu penser que sa prestation dans Sonatine allait lui faire connaître durablement les sommets du septième art mais c’était sans compter sur les bides dans les salles que s’enquillait Kitano à ses débuts derrière la caméra. La même année on la voit ainsi apparaître dans Shura no Janshi Narumi et, l’année suivante, dans Police Sukesaburoh Tamagane où elle se fait élégamment tirer le string par la pogne d’un rugueux inspecteur :

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Je sais, les images en miniatures sur la jaquette sont très tentantes. Promis ! Je vous en fait un compte rendu dès que j’ai le précieux objet en ma possession. Il me tarde de voir les middle kicks (et la culotte bleue) d’aya chan. Signalons d’ailleurs que la petite gueuse y a sans doute pris du plaisir puisqu’elle tourna dans la foulée, devinez quoi ?….

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Oui, Police Sukesaburoh Tamagane 2 !

C’est un peu moins pire par la suite avec une apparition dans Shinonomerô onna no ran d’Ikuo Sekimoto :

Shinonomerô onna no ran

Film de geishas bien plus recommandable (avec une très belle photographie) mais pas de quoi non plus sauter au plafond puisque notre bijin est cantonnée à un rôle très secondaire. Certes on apprécie de la voir se trémousser dans un kimono vert, voire de se crêper le chignon avec une chipie mais on a du mal à lui pardonner ceci :

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Siroter tranquillou son thé vert alors que ses camarades ont la gentillesse de montrer leurs seins au spectateur.

Dieu merci, elle se rachètera largement mais cinq années plus tard. Tirons la chasse sur son dernier film et passons directement à l’année 1999. Que s’est-il passé entretemps ? Allez savoir ! Peut-être notre belle enfant s’est-elle mariée et a eu un ou deux lardons. Quoiqu’il en soit, après Kitano, elle va rencontrer le deuxième grand bonhomme de sa courte carrière. Aya chan a alors 28 ans et son 85/58/84 va être immortalisé par l’appareil d’un maître de la photographie de nu :

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Kishin Shinoyama

Kishin Shinoyama déjà maintes fois évoqué en ces pages et qui a publié autrefois une série de petits photobooks intitulée « accidents series ». Et le volume 14 est donc entièrement dédié à notre bijin de la semaine. Une bijin pour le coup vraiment femme, très loin du personnage de femme enfant dans Sonatine :

Avec ce deuxième et ultime photobook, la boucle sera bouclée. Carrière assez peu riche finalement, qui n’a pas tenu ses promesses mais qui peut au moins s’enorgueillir de deux pépites dont une appartenant à la catégorie des chefs-d’oeuvre du cinéma japonais des 90’s. On aimerait pouvoir en dire autant de ces innombrables idols dont la brièveté de leur carrière n’a d’égale que la vacuité artistique de leurs œuvrettes.

Du même tonneau (ou presque) :

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7 Commentaires

  1. Quelle belle carrière. Le Zatoichi à boobs à l’air bien sympatique. La jaquette du policier promet un truc d’une grande classe. Le doigt levé à travers la menotte, c’est vraiment le détail qui tue.

  2. Un joli p’tit lot que cette Aya Kokumai. On regretterait presque qu’elle n’ait pas eu une carrière plus florissante. En tout cas, les photos de ses deux books sont bien sympa. Et forcément le travail de Shinoyama est à souligner, ainsi que le tien qui nous permet d’en découvrir plus sur cette nénette aux souvenirs impérissables. Merci.

    C’était sympa d’ailleurs de la voir dans Naissance d’un gourou parce qu’à part Sonatine, bah y avait pas bézef. Maintenant, j’en sais un peu plus sur la donzelle. Faudrait aussi que je lorgne du côté des titres de sa filmo’.

  3. @ lenumerosix :
    « c’est vraiment le détail qui tue. »
    Le cravate à fleurs sur une chemise jaune et une veste violette aussi.

    @I.D.
    Tiens ! Je n’avais pas fait gaffe que le film était connu sous nos contrées sous le titre de « naissance d’un gourou ». De quoi me faire regretter d’avoir raté sa sortie ou sa diffusion à la TV car là c’est un peu durail pour le trouver.

    • J’avais pas capté que le film en question était l’adaptation du propre bouquin de Kitano. Je serai curieux de le voir, mais ça risque pas d’être diffusé demain à la téloche…

      • « J’avais pas capté que le film en question était l’adaptation du propre bouquin de Kitano. »

        En fait moi non plus ! Mais I.D. est un bon receveur. Je peux foirer mon lancer et me faire frapper, je sais qu’il est la pour attraper la balle en complétant l’article de ses lumières.

        Olrik, il regarde trop d’épisodes de Major avec son kid en ce moment.

  4. Kiriko, done. Bon, c’était pas fameux et j’avoue être resté accroché rien que pour les beaux yeux (hum) de la p’tit Aya.
    Après, je vais pas jouer le naïf. On sait devant quel produit on se trouve, le DTV de petite facture à la durée limitée. C’est léger niveau stomb. Je regrette surtout que l’actrice principale ait si peu de charisme. Il est fort à parier qu’avec une autre bijin, les choses seraient tout autres.

  5. Bah ! Tu sais, le charisme, c’est très surfait, surtout dans le DTV. Du moment qu’on a des boobs… 😎
    Bon, après, de là à le revoir, c’est autre chose. Mais au moins c’est le genre de petit film que l’on peut voir sans éprouver le besoin d’appuyer sur la touche « accéléré », pas comme un film coréen de sinistre mémoire se passant dans une chambre d’hôtel (oui, j’aime bien tourner le couteau dans la plaie). :mrgreen:

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