Enter the Void (Gaspar Noé – 2009)

flyer recto

Il est des films qui demandent un petit temps de digestion afin de s’en faire une idée précise. Enter the Void est de ceux-là. En tout cas pour moi car il semblerait que c’est loin d’être le cas pour tout le monde. Je dois dire par exemple que c’est avec une oreille mi amusée, mi consternée que j’ai écouté malgré moi les commentaires à l’emporte pièce qui, les lumières de la salle tout juste rallumées, fusaient autour de moi. Dans ces cas-là, je fuis, je me dépêche de sortir  afin de reprendre mes esprits, surtout lorsqu’il s’agit d’une épreuve psychédélique de 2H30.

Plus qu’une envie après ça : aller me pieuter

En sortant du cinéma, il m’était bien difficile d’avoir une opinion tranchée. Je sentais bien que de toute façon j’attendais, j’espérais un tel spectacle et qu’en cela je pouvais être satisfait de ma soirée. Sans doute étais-je tout acquis à la cause de Noé et que j’ai peut-être manqué un peu de recul. Mais les remarques irascibles que j’ai pu entendre à la sortie, comme d’ailleurs tous les commentaires violemment négatifs qui circulaient un peu partout depuis le début des projections internationales d’ Enter the Void, ne me semblent par forcément plus justes que ma subjectivité. « Ultime nanar » ai-je pu lire chez je ne sais plus quel critique imbécile. Au nom de quoi ? Un des arguments qui a souvent été avancé est de dire que le film est une œuvre purement formaliste sans la moindre portée au niveau du fond. Noé est une sorte de cancre qui a le tort à chaque fois de ne développer tout le long de ses films qu’une seule idée ad nauseam. C’est un petit malin, archi-doué sur le plan de la mise en scène, mais d’une totale vacuité dès qu’il s’agit de manipuler des concepts.

Et là, tu le sens mon concept ?

D’ailleurs, à chaque fois il martèle ses idées au burin : « LE TEMPS DÉTRUIT TOUT », « LE VIDE » peut-on lire sur des intertitres qui explicitent lourdement tout ce que l’on a vu. Avec Noé, on est dans la philosophie de comptoir, dans des vérités mille fois rebattues qui vont servir de prétexte à un étalage de virtuosité formelle. Reste que tout cela sonne parfois comme un marronnier bien pratique. Regardez-le d’ailleurs ce Noé, avec sa petite gueule de génie du mal, qui frétille dès qu’il voit des spectateurs sortir durant la projection d’un de ses films, n’y a-t-il pas en lui un peu de l’ado en crise de provoc’ ?

Moi, une gueule de génie du mal ? Je proteste!

Je dois l’avouer, c’est un peu ce que je croyais autrefois. Et puis, après avoir vu Irréversible en DVD, j’ai fait ce que je ne fais habituellement jamais : j’ai jeté un coup d’oreille aux commentaires du réalisateur. Et là, stupeur ! Celui que je prenais encore quelques heures auparavant pour un petit trou du cul, m’est alors apparu comme un metteur en scène. Entendez : un vrai metteur en scène, quelqu’un qui a une parfaite connaissance des moyens et des effets de sa grammaire cinématographique et qui est, surtout, parfaitement capable de la relier à une pensée, aussi minimaliste soit-elle.

Je vous préviens à l’avance : l’article sera parfois un peu fumeux.

Avant de voir en quoi consiste celle-ci dans Enter the Void, j’aimerais évoquer une facette de Noé qui fait plus consensus : son côté formaliste virtuose. Peut-être pourrait-on d’ailleurs préciser : un formaliste génial. On le voyait déjà un peu dans Seul contre tous. Dans irréversible, avec sa structure à rebours et sa caméra virevoltante et ininterrompue, c’était confirmé. Avec Enter the Void, Noé lâche définitivement les soupapes de la création formelle pour livrer un stupéfiant chef d’œuvre visuel et sonore. Maelström sensoriel, Enter the Void est une sorte de Koyaanisqatsi en focalisation interne. Durant 2H30, le spectateur est plongé dans un personnage, électron libre lancé dans cet accélérateur de particules dantesque qu’est Tokyo.

Enter the show

Une autre critique que j’ai pu entendre est de dire que ce parti pris de restituer en focalisation interne toutes les perceptions du personnage principal, Oscar, ne fonctionne pas sur 2H30, que cela tourne très vite à vide et devient insupportable au spectateur. Ici je suis partagé : bonne foi ? Mauvaise foi ? Simple sottise ? Car le choix de focalisation est tout sauf répétitif du fait de la structure du film. Quand on n’aime pas un réalisateur, un moyen bien pratique pour le descendre est d’évoquer la longueur rédhibitoire de certains de ses films. L’argument porte toujours à une époque où l’on n’a pas de temps à perdre. C’est surtout moins compliqué que de regarder comment se structure un film et de comprendre comment cette structure permet de relancer l’intérêt et de rendre le film beaucoup moins ennuyeux et long qu’il n’y paraît.

Tout d’abord, dans la première partie du film qui dure 30 minutes environ, on découvre Oscar, jeune gaijin échoué à Tokyo, dealer de son état. Nous sommes en focalisation interne, nous partageons ses perceptions et ses pensées. Celles-ci donnent lieu au passage à une stupéfiante séquence de 5 minutes durant lesquelles on assiste à son voyage mental sous drogue dure.


Miroir, mon beau miroir : qui est le plus camé ?

Autre détail : l’écran est régulièrement obscurci d’écrans noirs subliminaux, manière de figurer le battement des paupières. Et lorsqu’Oscar, accompagné de son ami Alex, quitte son appartement pour rejoindre un client au Void, bar où il trouvera la mort, c’est en temps réel, durant un plan séquence faussement insignifiant puisque quelques clés nous sont données sur la suite du film. Signalons ici que le film puise sa source dans le Livre tibétain des Morts, livre que confie Alex à Oscar en lui donnant des explications sur le voyage supposé qui attend chacun de nous après notre mort.

Ce qui attend Oscar : Linda, sa sœur

Cela durerait deux heures, ce serait effectivement un peu pénible. Reste qu’Oscar trouve donc bêtement la mort. Fin de la focalisation interne. Ou plutôt fin d’une focalisation interne limitée aux perceptions d’un être mortel. Devenue une âme errante en dehors de son corps, Oscar va continuer de partager ses perceptions avec le spectateur, mais il s’agira dès cet instant de perceptions à la fois internes et omniscientes. Durant une séquence que je suis bien incapable de quantifier sur le plan de la durée (peut-être une heure), on assiste à un résumé de sa vie, de la petite enfance jusqu’au moment de sa mort. Finis les battements de paupières : quand on est mort, les paupières sont inutiles. Finis aussi le plan séquence en totale adéquation, tant spatiale que temporelle,  avec la perception d’un être humain. On voit toujours ce que voit Oscar, mais ici, ce sont des tranches de temps, des instants clés qui résument  sa vie et qui font peu à peu comprendre au spectateur la natures de ses relations avec ses proches et pourquoi sa mort n’était malheureusement pas si accidentelle. Durant toutes ces séquences aux durées dans l’ensemble  très courtes, on voit Oscar de dos, ou plutôt Oscar se voit de dos face à ses interlocuteurs. Là aussi, des critiques ont ricané devant le procédé et son aspect répétitif. Reste que ces tranches d’une vie s’enchaînent avec une remarquable fluidité. On a beau jeu de dire que ce film aurait gagné à durer un quart, voire une demi-heure de moins. C’est une fois encore sous-estimer Noé et le croire incapable de mettre en place une narration ténue et parfaitement maîtrisée. Ici, je ne m’appuie que sur un seul visionnage et il m’est difficile de trop entrer dans les détails mais j’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de scènes gratuites et que tout se tient. Bonheur (très court : Oscar perd ses parents dans un traumatisant accident de voiture alors qu’il est encore enfant) et déchéance inéluctable d’un être : tel est le programme, sans doute classique mais soutenu du début à la fin par sa beauté plastique, de cette deuxième partie.

Pacte avec sœurette

À la vie, à la mort

Alex, l’ami artiste et le protecteur un peu paternel (et pour cause )

Plongé dans Underground Tokyo 24H/24H

Eros et Thanatos (Oscar dans sa lecture du Livre des Morts)

Autre déchéance en cours : celle de Linda

Plus que quelques heures avant d’assister une deuxième fois à sa mort.

Cette impression de narration qui va à l’essentiel est patente dans la dernière partie, la plus longue et peut-être la plus monotone. J’écris cependant « peut-être » car elle arrive après 90 minutes somme toute exigeantes voire épuisantes. Dans cette partie, Oscar, âme qui survole Tokyo,  passe sans cesse d’un de ses proches à un autre. On découvre ainsi que son ami, mouillé malgré lui dans les deals d’Oscar, vit comme un SDF pour échapper à la police. On voit surtout comment sa sœur Linda réagit mal, très mal, à sa disparition. On conserve ce point de vue interne et ce pouvoir de jouer de la temporalité. Mais à cela s’ajoute une capacité à jouer de la spatialité, l’âme d’Oscar allans sans cesse d’un bout à l’autre de Tokyo, pouvant même tutoyer le ciel afin de voir Tokyo dans sa globalité (scène hallucinante vous réservant d’ailleurs une petite surprise). Durant 1H30 donc, on assiste à une multitude de petits bonds spatio-temporels dans un Tokyo de plus en plus surréaliste. On assiste en effet à un glissement dans la représentation de la capitale. Au départ montrée de manière réaliste, on assiste dans la seconde partie à une multitude de tableaux extraits de son univers underground, puis, dans la dernière, à de stupéfiantes images numériques qui semblent assimiler Tokyo à une sorte de matrice psychédélique propre à accueillir toutes les âmes en peine du monde. Cette séquence pourrait être un catalogue de perversions entreprises par des marginaux à la dérive mais ce n’est pas le cas. C’est une longue séquence dans laquelle, vont être remontés à la surface, étape par étape, Linda et  Alex, ces deux facettes de l’âme d’Oscar, qui sont manifestement faites pour se rencontrer. Et là aussi, quoique longue, il m’a semblé difficile de retrancher quoi que ce soit à cette séquence.

Surtout pas cette scène en tout cas !

Voilà pour la structure du film. Une structure qui va en crescendo en terme de durée, mais qui donne aussi une impression à la fois de densité et de dilution. D’abord figée, prisonnière de l’instant présent (cf. long plan séquence du début où l’on suit au pas Oscar et   dans les rues de Tokyo), l’âme d’Oscar va s’affranchir de toutes limites temporelles et naviguer dans une durée de plus en plus longue à coups d’ellipses temporelles entre chaque tranche de vie. Alors bien sûr, on peur ressentir de l’ennui, mais présenter Enter the Void comme un bloc monolithique de 2H30 me semble aller un peu vite en besogne. Cette structure en trois parties permet au contraire de capter et de relancer l’intérêt et, loin d’être figé, le film se présente au contraire constamment en mouvement.

En soi, appréhender Enter the Void comme un traîn fantôme sensoriel peut suffire pour éprouver du plaisir à son visionnage. Et Noé, admirateur inconditionnel de la séquence finale de 2001 : l’Odyssée de l’Espace, ne se cache pas d’avoir conçu son film dans ce but. Mais le limiter à un pur formaliste serait occulter certaines idées qui permettent, à ce qu’il m’a semblé, de donner un peu plus de profondeur au film.

Ces idées s’articulent autour du propos général du film, à savoir qu’il se veut une illustration visuelle de 2H30 du livre tibétain des Morts (soi-dit en passant, faire un film sur ce livre est déjà en soi foutrement original, mais il semblerait que pour beaucoup de critiques ça ne le soit pas, passons). Comme le titre le suggère, le spectateur va accompagner un personnage dans sa découverte du « vide », c’est-à-dire de la mort. Mais cette mort n’est qu’une étape puisque, selon le livre, chaque âme est appelée à migrer vers une « fenêtre faite de lumière » (cf. l’explication donnée par Alex ), c’est- à-dire à renaître.

Dès le début du film, Noé joue de la mise en abyme avec ce plan séquence dans lequel les deux amis, en route vers le Void,  discutent à bâtons rompus.

On suit la silhouette d’Alex marchant dans un corridor qui débouche sur une rue animée de Kabukicho. Qui a fréquenté au moins une fois dans sa vie la capitale japonaise sait quelles impressions mêlées on peut ressentir devant de tels quartiers. Bien sûr, sentiment d’émerveillement devant cet étalage de lumières, mais aussi sentiment de stupéfaction, pour ne pas dire d’effroi, devant ce grouillement névrotique de personnes fonçant dans tous les sens. Vers quoi foncent-elles ? vers un magasin ? un resto ? un love hotel ? Mystère. Mais elles foncent, peu disposées à vous accorder de l’attention ou alors, pour certains « services ». Le but d’Alex est, lui, parfaitement clair. C’est Linda, dès la première rencontre, il est tombé sous le charme et tanne maintenant son ami pour la rencontrer à nouveau. D’une certaine manière, cette scène annonce la fin du film : dans ce quartier chaud, Alex est déjà un spermatozoïde qui fonce vers sa cible. Et s’il obtiendra cette dernière, ce sera après une lutte pour la survie de tous les instants.

Alex, le gars qui aimerait « entrer » dans Linda

Malgré des déboires, Alex ne sera donc pas le personnage le plus malheureux du film. Car certains « spermatozoïdes » semblent condamnés à tourner en rond. Comme le colocataire d’Alex par exemple, sorte d’otaku qui a pour passion le modélisme. Pas n’importe lequel : il s’acharne à reconstituer dans sa chambre un Tokyo sous néons miniature.

Cette autre mise en abyme joue comme la représentation d’une frustration. La misère sexuelle s’extériorise dans la reconstitution d’une matrice artificielle. À défaut d’une vraie relation, cela permet au moins de s’apaiser et d’ailleurs, le personnage apparaît plutôt équilibré.

La notion d’équilibre est d’ailleurs toute relative dans l’univers de Noé. À vrai dire, au-delà de la simple relation sexuelle, elle semble impossible à atteindre. La vie familiale ? Mais elle repose elle-même sur un coup de « papa dans maman » comme l’illustre cette scène dans la seconde partie dans laquelle le jeune Oscar surprend dans la chambre parentale papa en train de chevaucher maman. Sans la sainte copulation, tout ne semble qu’apparence, hypocrisie. L’exemple le plus frappant est symbolisé par la famille d’un jeune client d’Oscar (client qui le balancera d’ailleurs à la police et qui sera donc la cause de sa mort). La jolie maman, un peu nympho sur les bords, trompe son mari avec tout le monde, y compris avec Oscar, tandis que le père, sans doute au courant, ferme les yeux ou compense sa faillite conjugale en distribuant une vigoureuse torgnolle à son junki de fils. Assurément pas la famille du bonheur. Finalement, la seule image d’un amour familial « équilibré » ne reposant pas nécessairement sur le sexe serait celui qui existe entre Oscar et Linda. C’est un amour absolu mais parfois teinté de pulsions incestueuses. Oscar veille jaloiusement sur sa sœur au point d’ailleurs que celle-ci le taquine à ce sujet. On soupçonne aussi parfois du désir en lui lorsqu’il observe sa sœur faisant son boulot de strip-teaseuse.

Montée progressive du désir : trois visions de Linda prise chacune dans l’une des trois parties du film.

On est finalement en plein dans cette boue humaine chère à Noé. Dans Seul contre tous, on avait déjà une histoire d’inceste. Dans Irréversible, c’était une histoire de viol et peut-être déjà (on ne le sait pas vraiment) celle de la perte d’un être cher. Dans Enter the Void, nous avons l’inceste, le drame familial et –à se demander si ce n’est pas une figure imposée pour Noé- l’avortement.

Reste que cette boue n’a finalement que peu d’importance. Le spectateur de ce spectacle est comme Alex, une âme/spermatozoïde qui cherche sa porte de sortie, ou plutôt une de ces fenêtres lumineuses évoquées dans le Livre des Morts. Et dans ce périple tortueux, le terminus sera symbolisée par la troisième et dernière mise en abyme : celle du love hotel.

Dans un Tokyo devenu totalement surréaliste donc, l’âme d’Oscar suit Alex et Lynda dans un Love Hotel irréel dans lequel tous les personnages du film (la mère nympho, le coloc’ otaku…) semblent s’être retrouvés. Le message est clair : Tokyo, ou plutôt le monde entier n’est  qu’un gigantesque love hotel dans lequel on a de cesse de chercher son trou.

Oscar va d’abord passer par une des fenêtres de la façade. Puis il va errer dans une multitude de chambre, observant des perversions diverses et variées. C’est alors qu’apparaissent les véritables fenêtres : il s’agit des orifices (buccal, vaginal ou autre) des pensionnaires féminines de l’hôtel, orifices desquels jaillit une  intense lumière.

Après ce nouveau court voyage durant lequel Oscar semble faire son choix, le personnage arrive finalement dans la chambre où se trouvent Alex et sa sœur et décide de choisir l’orifice de celle-ci. Après un plan nous montrant de l’intérieur le pénis d’Alex en action (plan qui inévitablement suscite en salle des rires chez les crétins), l’âme d’Oscar reprend son voyage, cette fois-ci en route pour l’ovule et la renaissance.

Le dernier plan, toujours subjectif, nous montre la vue brouillé d’un bébé prêt à recevoir sa première tétée. Ce qu’Alex, l’héroïne d’Irreversible, n’a pu obtenir, Linda l’obtient. On en vient alors à se demander si Enter the Void n’est pas le pendant positif d’Irreversible. Mais c’est mal connaître le nihilisme de Noe qui jette alors à la face du spectateur ces terribles mots en grosses majuscules :

THE VOID

Le vide évoqué dans le titre n’est pas la mort mais au contraire l’entrée dans cette vie où tout est laid et désespérant, cette vie où le seul répit est obtenu grâce au sexe et à la drogue, substitut salvateur qui rappelle d’ailleurs à Alex les moments où il tétait sa mère. Sans être aussi sombre et glauque que les précédents opus de Noé, Enter the Void laisse tout de même un goût amer au spectateur qui reste un peu pantois devant ce film pour qui la mort apparaît comme le meilleur moment de notre vie.

Mort, position fœtal, chiottes : tout le film résumé en un unique plan

Comme d’habitude, je termine avec quelques vidéos, en espérant qu’elles achèveront de vous convaincre d’aller voir ce film. Spéciale dédicace à Enchou, un internaute chinois qui a su vaincre l’immonde GFW (Great FireWall of China) pour atterrir sur Bulles de Japon et Drink Cold. Je serais curieux d’ailleurs de savoir si Enter the Void est visible là-bas. J’imagine que non. Matte-moi bien ça Enchou, voilà une portion de rêve offerte par la maison :

Trailer :

Vous reprendrez bien un peu de strip-tease ?

Le fameux générique de début :

Enfin, une compilation des principaux effets spéciaux :

http://www.buf.com/visual_effects.php?display=movie&id=882

Lien pour marque-pages : Permaliens.

11 Commentaires

  1. Très bon papier mon chez Olrik…

    J’avoue que je me tâte d’aller voir le film depuis un moment, et j’hésite parce que j’ai « peur » d’en sortir lessivé (souvenirs d’Irreversible), mais là, tu me donnes vraiment envie quand même.

  2. En fait, tu en sortiras un peu « lessivé » mais n’aie crainte, cela n’a rien à voir avec Irréversible. C’est une claque visuelle, mais qui ne donne pas nécessairement l’impression d’être tombé dans un traquenard. Noé cite souvent le final de 2001 et c’est vrai qu’il y a un peu de ça. C’est un voyage, un peu sous acide, c’est vrai, mais l’étiquette « film de camé pour les camés » qu’on lui colle est peut-être un poil exagéré.

  3. Dès que je suis remis de ma gueule de bois, sans parler des coups des amis à crète de Megane, je balance une playlist (une paire de tongs, ça se fête) et je tache de voir ce film…

    La description faite donne envie…

  4. Correct… Oh, tu sais, on peut toujours négocier…

    Si tu me branches avec miss Orei, Hayashibara, Takeuchi ou Neckoi, je peux voir de te les prêter…

  5. Désolé, mes amies sont pour l’instant toutes occupées. Je n’ai guère que Yayoi Kusama, tout juste sortie d’un séjour dans son hôpital psychiatrique préféré, à te proposer. Ça devrait le faire quand même, non?

  6. Vendu, la coquine me va… C’est un plaisir de faire des affaires avec toi…

  7. J’ai un avis assez nuancé sur ce film.

    Autant j’ai été admiratif devant la mise en scène, le rythme, le son, les couleurs ; bien que je fasse partie de ceux qui ont même « physiquement » (« putain mes yeux ! ») assez peu supporté certains passages, je ne peux que m’incliner devant l’entente qui règne entre la forme et le fond.
    C’est maîtrisé, efficace, ça parle et ça frappe, fort.

    De cette façon là, c’est une claque, c’est certain. Du vrai cinéma, ça ne fait aucun doute.

    Mais prenons le personnage principal.
    Il est, dès le début, un déchet.
    Un vrai déchet.
    Celui qui n’amuse pas, celui qu’on ne pleure pas.
    Le véritable déchet.
    C’est assez rare au cinéma, je trouve, mais il était là.
    Et pourtant, je l’ai senti venir à 10.000km, POURQUOI a-t’il fallu qu’ils nous sortent le coup du traumatisme de l’accident de voiture ? Pour tenter de légitimer son état ? C’était plus que couru, je l’ai senti venir de loin : « Ok, c’est pas possible, ce personnage a trop de potentiel, dans 10min on va apprendre qu’il a perdu ses parents ou son chien dans un accident tragique. », ça a pas loupé : scène des enfants la nuit sur la banquette arrière, parents devant, phares de poids-lourd, boum.
    LA scène surfaite. Pourquoi ? :'( J’aurais préféré qu’il se mouillasse davantage. Trop d’attentes avant de voir le film, sans doute.

    Bon, en creusant un peu, et si j’avais un peu de temps, je trouverais bien quelques autres choses qui m’ont chagriné mais celui là m’a tout particulièrement déçu et a un peu gâché le reste de mon expérience du film.

    Je m’excuse d’ors et déjà auprès de tous ceux qui trouveront ce commentaire bizarre.

    Bonne soirée.

    • Bonsoir Eled,
      Tu n’as pas tort, c’est vrai que le coup de l’accident de voiture fait un peu cliché. Mais ce qui le sauve à mes yeux, c’est qu’il a lieu dans un tunnel. Et là, difficile de na pas faire la parallèle avec avec la scène du viol d’Irréversible, scène qui a aussi lieu dans un tunnel. Dans les deux cas, on assiste dans ce lieu à l’explosion d’une famille. Dans Irréversible, le massacre de Bellucci a une conséquence triplement dramatique : avortement très probable, mort de la jeune femme pas impossible, et père qui pète les plombs et va vraisemblablement moisir en prison. Dans Enter the Void, les enfants survivent mais il y a évidemment traumatisme comme tu dis. Dans les deux films, il y a cette idée de la trajectoire accidentelle, on arrive à un instant X à un lieu Y, à chaque fois dans un tunnel et à chaque fois avec une conséquence dévastatrice. Cela donne un peu plus de force au final d’Enter the Void où il est aussi question de tunnel (l’utérus), où il est aussi question d’instant X et de lieu Y (ovule, ovulation, etc) mais avec une conséquence rédemptrice.

      Bon, là c’est moi qui plaque mes idées, est-ce qu’elles sont justes? c’est une autre histoire.
      En tout cas merci pour ta remarque qui est lojn d’être « bizarre » et qui permet de creuser un peu le fond, chose que j’aime bien faire, tu l’auras compris. Faudrait pas croire non plus que je suis uniquement capable de balancer des photos de pin up à oilpé sur un autre site !

  8. Sry : sauf grave erreur de ma part, un simple « J’aurais préféré qu’il se mouille* » aurait au moins eu le mérite d’être correct grammaticalement.

  9. Très bon commentaire d’Eled.

    Pour le reste, tu connais déjà un peu mon avis sur le film, potentiellement déçu. Je m’étendrai un peu plus d’ici là.

    Clarence, enter nowhere

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