Gake no ue no Ponyo
Avec l’avalanche de critiques élogieuses sur le film, je vais faire court. Le dernier opus de Miyazaki est effectivement un petit chef d’oeuvre, dans la veine de Tonari no Totoro. On y retrouve ce mélange de merveilleux enfantin et de réalisme. Dans Totoro, c’étaient les campagnes japonaises, dans Ponyo ce sont les petites villes. Autre différence, mais cela est subjectif : la fascination que peut exercer Ponyo me semble plus grande, plus multi-générationnelle que Totoro. Et là, j’évoque quelque chose que peu de critiques ont relevé il me semble. Ce sont les cinq premières minutes du film, qui correspondent au le pré-générique et au générique. De tous les films réalisés par Miyazaki, Ponyo est sans aucun doute celui qui possède la plus belle « ouverture ». Ce terme qui conviendrait plutôt à un opéra convient parfaitement ici. Purement visuelles et musicales, ces premières minutes font défiler sous les yeux ébahis du spectateur une féerie propre à vous faire oublier tous vos soucis, propre à faire resurgir miraculeusement d’un asséché par les soucis et le poids des ans son âme d’enfant. Je n’en dis pas plus, ce serait atténuer la surprise. Pour ma part, c’est le genre de séquence que je pourrais voir dix, cinquante, cent fois en ayant toujours une petite boule d’émotion dans la gorge. Vraiment, si vous avez prévu d’aller voir Ponyo, et si au moment d’aller au cinéma vous vous apercevez que vous risquez d’arrivez en retard, annulez tout, allez à la séance suivante. Ce serait passer à côté d’une de ces petites madeleines pleines d’émotion qui comptent dans la vie d’un spectateur.
Pour finir, voici quelques curiosités japonaises à la gloire de Ponyo :
Tout d’abord le clip vidéo de l’inaltérable chanson du générique de fin :
Quelques publicités :
Un reportage de la TV japonaise:
Quelques teasers japonais :
Enfin, interprétation du magique morceau d’ouverture, avec Joe Hisaishi à la baguette, au Budokan. Suit la sublime chanson du générique de début (interprétée par Masako Hayashi) :




Tu m’intrigues là…
Quand il est sorti en France, une amie l’a vu et connaissant bien l’animal (l’animal, c’est moi) elle m’a dit que les chances que je ne n’aime pas étaient assez grandes.
Et aussi surprenant que cela puisse paraître, madame n’était pas vraiment intéressée non plus, si bien qu’on a passé.
Mais, là, soudain, je me dis que merde je suis peut-être passé à côté d’un truc.
Mais bon, tu me diras, il m’a bien fallu 10 ans entre le moment où l’on m’a dit « Quoi ?! Tu connais pas Totoro ? mais il faut absolument que tu le regardes le plus vite possible ! » pour la première fois (en 1998) et le moment où je l’ai fait (en 2008 donc).
Donc ne perdons pas espoir pour Ponyo, avec un peu de chance je le verrai avant 2020.