Le Yuki Matsuri de Sapporo (fin) : la nuit

     Il est 17H30 et déjà la lumière du jour commence à tomber. Dans moins d’une heure il fera complétement nuit. Vous venez de finir le tour de l’avenue Odori, et vous vous dites qu’un petit tour dans les rues commerçantes du centre avant d’aller manger serait une bonne idée. Seulement voilà : au fur et à mesure que l’obscurité arrive, vous avez l’impression que peu à peu un nouveau festival prend place. Cette impression est bien normale : car si le jour le festival est merveilleux, il est le soir proprement stupéfiant. Je ne vais pas éditer à nouveau la photo de l’avenue prise du haut de la tour de télé. En voici quelques une qui vous feront sentir le plaisir des yeux que peut faire ressentir le festival la nuit :
Réplique du château de Nagoya

Réplique du château de Nagoya

En route vers la tour et son observatoire

En route vers la tour et son observatoire

Non, non, nous ne sommes pas le 24 décembre mais bien en plein février.

Non, non, nous ne sommes pas le 24 décembre mais bien en plein février.

     Pour décrire l’émerveillement que procurent les éclairages et les illuminations, il faudrait accumuler les superlatifs. Disons plus simplement qu’ils accentuent, si c’était encore possible, le plaisir des sens du spectateur. Plus que jamais, on se sent confortable au milieu de tout ceci et, bien que l’heure du dîner arrive, on se sent l’envie de faire à nouveau le tour de l’avenue. Et tant qu’à faire, monter aussi en haut de cette fameuse tour (une sorte de Tokyo Tower en beaucoup plus petit) pour jouir de la vue. Ceci ne fut pas facile, il a fallu la mériter la vue : queue au rez-de-chaussée pour emprunter l’ascenseur menant au premier étage. Puis énorme file d’attente à cet étage pour emprunter l’ascenseur menant à l’observatoire panoramique tout en haut. Quand j’écris « énorme file d’attente », il faut s’imaginer une queue d’une cinquantaine de mètres faisant avec discipline le tour de l’étage. Heureusement, des produits, des souvenirs étaient là pour faire passer un peu le temps. Enfin, arrivé à l’observatoire, on peut enfin s’en mettre plein les mirettes. L’avenue Odori semble comme un curieux mélange de feu et de glace. Et Sapporo, avec ses lumières défiant l’obscurité, a plus que jamais cet aspect de cocon protecteur qui m’avait frappé devant la vue que m’offrait ma chambre d’hôtel. Après avoir vu cet incroyable panorama, on se dit que l’on peut aller manger tranquille. Ou plutôt, que l’on peut rentrer en France tranquille. On a vu quelque chose de beau, de marquant, d’unique et qu’aucun proche n’a connu et ne connaîtra sûrement jamais. Une sorte de jardin secret dont le souvenir est très vif et immédiatement joyeux, lumineux.

L'extrêmité de l'avenue opposée à la tour de télévision. C'est la moins spectaculaire mais aussi la moinsfréquentée et donc la plus calme. Les sens sont comme au repos avant d'attaquer dans l'autre sens l'avenue.

L’extrémité de l'avenue opposée à la tour de télévision. C'est la moins spectaculaire mais aussi la moins fréquentée et donc la plus calme. Les sens sont comme au repos avant d'attaquer dans l'autre sens l'avenue.

Les échoppes ont à cette heure un côté "Voyage de Chihiro".

Les échoppes ont à cette heure un côté "Voyage de Chihiro".

Vue de Sapporo du haut de l'observatoire.

Vue de Sapporo du haut de l'observatoire.

     On peut alors, donc, aller dîner. On prend le premier restaurant de ramens venu (les ramens de Sapporos sont très réputées). On y est un peu serré, mais l’ambiance est populaire, chaleureuse et les nouilles brûlantes font du bien au ventre. Puis on quitte le resto, on flâne un peu. Le Don Quixotte est encore un peu ouvert : c’est le moment d’aller acheter deux trois babioles inutiles mais typiquement japonaises. Sur le chemin du retour menant à l’hôtel, on tombe à nouveau sur l’avenue où sont exposées les sculptures de glace. Dernière claque avant d’aller se coucher : les oeuvres sont magnifiques avec tous ces éclairages qui se réfléchissent sur elles. On continue, on passe devant l’immeuble à façade humaine (voir premier article), il fait évidemment son petit effet la nuit, puis on arrive à l’hôtel, ou plutôt au convini juste à côté pour acheter à l’avance les boissons chocolatées et les viennoiseries pour le petit déjeuner. Geste pour faciliter la vie bien dérisoire : la vie à Sapporo, au moment du Yuki Matsuri, est en elle-même si facile !

Comment bien terminer la journée.

Une manière comme une autre de bien terminer la journée.

Les sculptures de glace la nuit.

Les sculptures de glace la nuit.

Entrée devant un convini. Ai-je dit qu'il neigeait pas mal à Sapporo ?

Entrée devant un convini. Ai-je dit qu'il neigeait pas mal à Sapporo ?

Les photos de ces articles et bien d’autres sont visibles dans un portfolio de l’album « couleurs ».

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