Torakku Yarô, que l’on pourrait approximativement traduire par les Camionneurs salopards (osons les titres foireux), est un film de Norifuma Suzuki dont le sujet est … les camionneurs japonais.

Bien sûr, ce nom de Suzuki évoque aussitôt de bon souvenirs cinéphiliques où des nonnes perverses côtoient des érotomanes en tout genre. Nous sommes aussi avec ce film dans la série B. Mais de la série B bon enfant, presque familiale. Le personnage principal, joué par Bunta Sugawara, est (donc) un camionneur bagarreur, queutard, grossier, primitif, bon vivant. Pas forcément le gendre idéal mais en tout cas un homo japonicus à l’état brut(e) (ah ! cette scène à la plage dans laquelle le personnage arbore un fudoshi – voir photo plus bas – du meilleur effet !)qui n’est pas sans exercer un certain attrait sur les femmes. L’héroïne principale, jouée par Masumi Kagawa, et qui est sûrement la plus ravissante camionneuse qui ait jamais été jouée au grand écran, n’est d’ailleurs pas sans espérer de lui un intérêt autre que professionnel. Ce sera en vain car notre personnage est évidemment une version customisée du ronin sans attache, voué à faire le bien sans aucune contrepartie avantageuse.

Sans être donc le film de l’année 1975, les Camionneurs Salopards fait passer un agréable moment. Ca braille, ça castagne, ça bouffe, ça boit, ça baisotte, ça fait la course avec de gros camions et, plus positivement, ça élève des enfants, ça éprouve de bons sentiments, ça fonde des foyers. À cela s’ajoute le côté 70’s, si plaisant dans les films japonais. Vraiment un bon moment je vous dis, qui ne donne qu’une envie : voir les Camionneurs Salopards 2, tourné dans la foulée du premier opus !


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